À Durtal, dans la vallée du Loir, un propriétaire voulait reprendre la main sur environ 3 500 m² de terrain autour de sa maison, mangés par un roncier très épais, des fougères et de jeunes arbres. La dernière fois qu’il l’avait fait débroussailler, le tracteur était resté enlisé dans la parcelle. Le 6 octobre, on y est allés avec nos porte-outils sur chenilles. En une grosse journée, le sous-bois, les limites séparatives et le plein terrain étaient broyés, le bois rangé, et le terrain rendu à son propriétaire.
Ce qui inquiétait le propriétaire
Deux choses, et elles se tiennent. D’abord le feu. Un roncier mêlé de fougères, après les étés très secs qu’on vient d’avoir, c’est une masse de végétation sèche collée à la maison. Le terrain est d’ailleurs concerné par l’obligation légale de débroussaillement : le propriétaire le savait, et il voulait le mettre en sécurité.
Ensuite, les bêtes. La propriété est ouverte, et un roncier de cette taille est un abri parfait. Les sangliers y passaient, et avec eux toute la petite faune qui s’installe dans ce genre de fourré. Le propriétaire ne voulait pas seulement un terrain conforme : il voulait retrouver un terrain à lui, joli et agréable à vivre.
Quand la ronce avale les arbres
Le plus dur n’était pas la surface, c’était l’épaisseur. Avec le temps, des espèces pionnières, ces jeunes arbres qui colonisent les premiers un terrain laissé à lui-même, avaient poussé au milieu des ronces. Et à certains endroits, le roncier les avait presque digérés : on ne voyait plus où finissait le fourré et où commençait l’arbre.


Ce genre de terrain se traite en trois étages, ce qu’on appelle les trois sphères : la ronce et les fougères au sol, les arbustes et les jeunes pionniers au milieu, les arbres au-dessus. On a tout repris dans la même journée, du sol aux arbres, avec une seule équipe et un seul déplacement : c’est aussi ce qui tient le coût d’un chantier comme celui-là.
Pourquoi des chenilles, et pas un tracteur
Un tracteur agricole, c’est lourd, et ça roule sur quatre roues. Sur un terrain mou, sous un roncier qui cache les creux et l’humidité, il s’enfonce : c’est exactement ce qui s’était passé la fois précédente. Nos porte-outils, eux, sont posés sur des chenilles, qui répartissent leur poids sur une grande surface au sol. Ils sont aussi bien plus petits, et ils vont là où un tracteur ne tourne pas : entre les arbres, le long des clôtures, sous le couvert.
Ce jour-là, le Dingo, notre porte-outils sur chenilles, portait notre nouveau gyrobroyeur à lames, le Ranger TRC 110. Le gyrobroyeur, c’est l’outil qui broie la végétation au sol en avançant, sans qu’on ait à la ramasser. C’est la mobilité de la machine qui a fait le chantier, plus que sa force.

Le travail qui ne se voit pas sur la facture
Débroussailler, c’est broyer. Mais sur ce terrain, il traînait aussi du bois en vrac, un peu partout. Plutôt que de le broyer avec le reste ou de le laisser où il était, on l’a entassé à des endroits précis, pour que le terrain soit propre et que le bois serve encore. Au-delà du débroussaillage, c’est ce qu’on appelle une réappropriation : rendre au propriétaire un terrain qu’il peut parcourir, regarder et entretenir.

Le broyat, lui, reste au sol. Il protège la terre, il se décompose sur place, et surtout il ne laisse rien d’inquiétant derrière : le terrain se reprend ensuite à la tondeuse. Il était 20 heures quand on a rangé les machines.
Un propriétaire content, et pour cause
Le propriétaire était très content du résultat. Pour cause : il avait un souvenir assez précis de la dernière fois, avec un tracteur planté dans sa parcelle. Ce chantier ressemble d’ailleurs à celui de Rouillon, où un roncier de vingt ans avait fait disparaître une parcelle entière. Et à quelques kilomètres de là, de l’autre côté de la limite de la Sarthe, on avait rogné cinq grosses souches chez des clients installés près de Durtal.
À retenir. Sur un terrain mou ou envahi depuis longtemps, ce n’est pas la puissance de la machine qui fait le chantier, c’est sa portance et sa mobilité. Un roncier épais cache les creux, l’eau et les jeunes arbres : sur chenilles, on passe partout sans s’enliser, et on traite le sol, les arbustes et les arbres en une seule fois.
Combien coûte un débroussaillage comme celui-ci ?
Un débroussaillage démarre à partir de 489 € pour un fond de jardin courant. Ce qui fait monter le prix, c’est la densité, presque uniquement : un roncier épais, avec des arbres pris dedans, demande bien plus de temps de machine qu’une herbe haute. Ce chantier de Durtal, environ 3 500 m² attenants à l’habitation, était chiffré 3 671 €, soit environ 1 835 € pour le client après le crédit d’impôt des services à la personne, auquel le débroussaillage autour de la maison ouvre souvent droit. Le détail est sur notre page débroussaillage, et le chiffrage exact se fait sur place, gratuitement.
Vos questions
Pourquoi un tracteur s’enlise-t-il dans un terrain en friche ?
Parce qu’il est lourd et qu’il porte tout son poids sur quatre roues. Sous un roncier, on ne voit ni les creux, ni les zones humides, ni le bois au sol : la roue s’enfonce là où on ne l’attendait pas. Un porte-outils sur chenilles répartit son poids sur une grande surface et passe là où le tracteur s’arrête. Et on le découvre en général trop tard, quand le tracteur est déjà planté.
Peut-on tondre après un gyrobroyage ?
Oui. Le gyrobroyeur réduit la ronce, la fougère et les jeunes pousses en broyat qui reste au sol et se décompose. Sur ce chantier, le terrain pouvait se reprendre à la tondeuse dès la fin du chantier. Le vrai secret, c’est la suite : un passage par an, sinon la ronce revient exactement là où elle s’était arrêtée.
Le débroussaillage d’un roncier ouvre-t-il droit au crédit d’impôt ?
Souvent, oui, quand il s’agit du jardin ou de la parcelle attenante à votre maison : il entre dans les petits travaux de jardinage des services à la personne. Chaque cas se vérifie, et on vous le dit dès la visite. Tout est expliqué sur notre page débroussaillage.
Un terrain qui vous échappe, à Durtal ou dans la vallée du Loir ?
La vallée du Loir fait pleinement partie de nos tournées, des deux côtés de la limite entre la Sarthe et l’Anjou. La visite et le devis sont gratuits : 02 43 78 18 67, ou passez par notre formulaire de contact.
Jonathan, élagueur en Sarthe depuis 2009. Qui sommes-nous ?
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