À Ruaudin, un grisard, un gros pin mort resté debout, et des pins chargés de bois mort surplombaient une départementale de la Sarthe, très passante. C’est le policier municipal qui l’a repéré en passant. Le propriétaire, qui n’habite pas sur place, ne pouvait ni vérifier ni intervenir. Le jour de son appel, on a filmé l’état des lieux, puis, quelques semaines plus tard, on a sécurisé la route avec la nacelle, une voie neutralisée et une circulation alternée. Le propriétaire a su exactement de quoi il retournait sans avoir à se déplacer, et la commune a été rassurée.
Un policier municipal qui a l’œil
Tout part d’un regard. Un policier municipal de Ruaudin, en passant sur la départementale, remarque un gros pin mort sur pied, dont le bois est mangé de l’intérieur, ce qu’on appelle vermoulu, penché au-dessus de la chaussée. Dans le métier, on appelle ça un grisard : un arbre mort resté debout. Plus de feuilles ni d’aiguilles, la sève n’y circule plus, ses branches tombent, mais il tient encore sur pied. C’est le plus dangereux au bord d’une route, parce qu’il casse sans prévenir. Il remonte l’information à la commune, et la commune au propriétaire.
Le propriétaire, lui, vit loin. Il n’a aucun moyen de vérifier de ses propres yeux ce qui se passe sur sa parcelle, et il lui aurait fallu faire un long trajet pour regarder un arbre sans pouvoir y faire quoi que ce soit. C’est la situation de beaucoup de propriétaires qui vivent loin de leur terrain : on sait qu’il y a un problème, on ne sait ni sa gravité ni à qui s’adresser.
La vidéo, le jour de l’appel
Il nous a trouvés sur notre site, par l’article qui parle des vidéos avant intervention pour les propriétaires à distance. Il m’a appelé un jour, et ce même jour, comme je n’étais pas loin, je suis passé filmer.
Une vidéo vaut mieux qu’une lettre : on peut montrer du doigt. Quatre minutes, sur le terrain. On y voit la limite de la parcelle, la route où les gens roulent très vite, les pins penchés, une branche de 4 à 5 mètres, de 18 à 20 centimètres de diamètre, suspendue au-dessus de la chaussée. Et le grisard : un gros pin mort sur pied, de 25 à 27 mètres, écorce tombée, tronc déjà vermoulu, qui présente un danger immédiat. C’est surtout lui qui pose le gros problème, je le dis à l’image. J’y confirme ce que disaient la commune et son policier municipal, et j’y annonce ce que contiendra le devis : une signalisation de chantier mobile, le camion-nacelle, et pas de broyage, par souci d’économie. Les arbres seront démontés par morceaux, qui tomberont à l’intérieur de la parcelle.
Je finis la vidéo par une phrase que je pense toujours : c’est plus simple avec une vidéo qu’avec des mots. Le propriétaire a pu voir la situation, la comprendre, et décider. Pas de long texte, pas de schéma, pas de déplacement. La vidéo a joué sur deux tableaux : la tranquillité d’esprit du client, et le sérieux de la prise en charge d’une sécurisation urgente.
Le devis est parti dans la foulée. Le propriétaire a consulté ses frères et sœurs, puis il l’a signé rapidement.
La situation se dégrade, on avance la date
La date prévue à l’origine laissait un peu de temps. Puis la situation s’est dégradée, et la météo a annoncé un peu de vent. Un grisard au-dessus d’une route, avec du vent à venir : on n’attend pas. On a avancé notre intervention en jouant un peu d’épaule dans le planning, puisqu’on réserve une journée par semaine aux urgences.
Le jour J : une voie neutralisée
Avant de monter, il y a la route. On a appelé la mairie, qui nous a donné son feu vert sans écrit, parce qu’il s’agissait d’une sécurisation d’urgence. C’était très bien de leur part. On a neutralisé une voie et mis la circulation en alternance, pour avoir une emprise de chantier assez large : on ne prend aucun risque avec la circulation, ni pour nous, ni pour les automobilistes.
Le camion-nacelle nous a emmenés jusqu’à plus de 20 mètres. Sur place, le gros du travail n’était pas dans les branches vives déjetées au-dessus de la route, mais dans le bois mort : des morceaux de plus de 30 kilos, dont certains que j’ai décrochés à la main. C’est le genre de chose qui se détache seul un jour de vent.
On a fait une taille de sécurisation jusque très haut, en redescendant toutes les branches pourries et celles qui étaient trop déjetées au-dessus de la route. On a enlevé une très grosse charpente, une branche maîtresse, qui redescendait sur la chaussée. Et le grisard, ce gros pin mort et vermoulu, était la vraie menace : c’était l’arbre qui posait le gros problème, il a été démonté, comme annoncé dans la vidéo, par morceaux dans la parcelle.

Une douzaine d’abattages, pour être tranquille
Une fois les branches démontées, d’autres arbres faisaient mauvaise mine. On en a abattu une dizaine, une douzaine le long de la parcelle. Certains étaient limites, d’autres auraient été tendancieux d’ici trois ou quatre ans. Les abattre maintenant, c’est laisser le propriétaire tranquille longtemps. Ce qui reste, c’est ce qui est sain et pérenne.
Il reste quelques petits morceaux de bois mort de-ci de-là. Ils tombent chez le propriétaire, ce sont des petits bois : rien de méchant.

À retenir. Un arbre qui surplombe une route n’est plus seulement une affaire de voisinage : c’est la sécurité de tous ceux qui passent dessous. Si vous ne pouvez pas venir sur place, une vidéo d’état des lieux fait le travail d’une visite.
Combien coûte un chantier comme celui-ci ?
Un arbre dangereux démarre à partir de 289 €, souvent moins qu’on ne le craint. Ce qui fait monter un chantier en bord de route : la hauteur, la nacelle, le nombre d’arbres, le bois mort à descendre à la main, et la gestion de la route elle-même (signalisation, voie neutralisée, circulation alternée). Le chiffrage exact se fait sur place gratuitement, ou, si vous êtes loin, sur une vidéo.
Des arbres au bord d’une route, à Ruaudin ou ailleurs en Sarthe ?
Ruaudin, c’est notre commune : voici ce qu’on y fait au quotidien. La visite et le devis sont gratuits : 02 43 78 18 67, ou passez par notre formulaire de contact.
Jonathan, élagueur en Sarthe depuis 2009. Qui sommes-nous ?
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