Accueil Le blog

Chantier raconté — Le Mans

Une souche là où doit se garer la voiture : le tractopelle ou la rogneuse ?

Ethan à la rogneuse devant une maison du Mans, le trottoir balisé
Pourquoi rogner la souche plutôt que l'arracher, puis la haie, la rogneuse et le terrain à niveau 3 min 27Pourquoi rogner la souche plutôt que l'arracher, puis la haie, la rogneuse et le terrain à niveauFilmé sur place par l'équipe, sans mise en scène. La vidéo s'ouvre au clic, jamais toute seule.

Au Mans, devant une maison d’une avenue passante, la vieille souche d’un ancien abattage et une haie basse occupaient l’endroit où la propriétaire veut garer sa voiture. Le 1er octobre, avec Ethan, on a abattu la haie côté rue, puis rogné la souche, les pieds de la haie et la butte de terre autour. Le terrain est à plat, prêt à devenir une place de stationnement, sans trou à reboucher ni terre qui travaillera pendant des années.

Une souche au mauvais endroit

La propriétaire nous connaît bien : l’an dernier, on avait déjà rogné vingt-deux souches chez elle. Cette fois, il restait la dernière, et la plus gênante. L’arbre avait été abattu il y a un moment. Il en restait la souche, large, bien ancrée, au milieu du petit jardin de devant, entourée d’une haie basse en équerre le long du trottoir. Tant que ce coin restait en pelouse, elle ne gênait que la tondeuse. Mais la propriétaire veut maintenant y faire une place de stationnement, et une souche, c’est exactement ce qu’on ne veut pas sous une voiture.

La souche de l'ancien abattage, au milieu du jardin de devant

Ce que la pelle laisse derrière elle

Pour faire disparaître une souche, on pense d’abord au tractopelle ou à la mini-pelle : on creuse, on arrache la souche avec sa motte de racines, on la charge. Sur le papier, c’est radical. Dans les faits, c’est d’abord plus cher : il faut amener la machine, puis évacuer une souche entière, terre et racines comprises, qui pèse bien plus lourd que le bois qu’on voit.

Et surtout, il reste un trou. Il faut le reboucher avec de la terre rapportée, et cette terre-là n’est jamais aussi tassée que le sol d’origine : un trou rebouché continue de descendre pendant deux ou trois ans. Pour un massif de fleurs, ce n’est pas grave, on rajoute un peu de terre au printemps. Pour une place de stationnement, c’est un affaissement sous la roue, puis une flaque, puis un revêtement à reprendre.

Ce que la rogneuse laisse derrière elle

Le rognage prend le problème à l’envers : au lieu d’arracher la souche, on la fraise sur place, en copeaux, jusque sous le niveau du sol. Rien ne sort de terre, donc il n’y a pas de trou. La terre autour reste celle qui est en place depuis des années, déjà tassée. On ne remplace pas le sol, on enlève seulement ce qui dépasse.

On a fait le même geste sur toute la ligne de haie, une fois abattue : chaque pied rogné, pour ne laisser aucun chicot. Et autour de la souche, la terre formait une petite butte. On l’a rognée elle aussi, pour obtenir quelque chose d’assez plan, prêt à recevoir le revêtement que la propriétaire choisira.

La rogneuse sur la souche, au pied de la façade

La ville, sans poids lourd

Dernier point, qui compte en ville : on était sur une avenue assez circulée, avec le trottoir à partager. Nos rogneuses sont des machines qui passent partout, transportées sur une simple remorque. Pas de poids lourd à garer, pas de porte-engin sur la chaussée : on a balisé le trottoir, et on a travaillé tranquillement. La rogneuse est remontée sur sa remorque dès le chantier fini.

La tronçonneuse au pied de la haie basse, côté trottoir

Zone libérée

En fin de chantier, la souche a disparu, la haie côté rue aussi, et le jardin de devant n’est plus qu’une surface de terre à niveau, entre l’allée et le garage. Comme on le dit en partant : y’a plus qu’à.

Le jardin de devant en fin de chantier : plus de souche, plus de haie côté rue, un sol à niveau

C’est la même machine, et le même raisonnement, que dans ce jardin clos du centre-ville où rien d’autre ne passait. Et le même jour, le matin, à Parigné-l’Évêque, elle rendait au potager le terrain d’une haie de thuyas morte de sécheresse.

À retenir. Pour une souche à la place d’une future allée, d’une terrasse ou d’une place de stationnement, le rognage a un avantage que l’extraction n’a pas : il ne laisse pas de trou. Pas de terre rapportée, donc pas de tassement à attendre pendant des années avant de construire dessus.

Combien coûte le rognage d’une souche ?

Un rognage dédié démarre à partir de 139 € tout compris, et devient dégressif quand plusieurs souches s’enchaînent sur le même chantier, comme ici avec la souche et les pieds de la haie. Ce qui fait varier le prix : le diamètre de la souche, la profondeur visée, l’accès, et ce qu’il y a à abattre avant. Le détail est sur notre page dessouchage, et le chiffrage exact se fait sur place, gratuitement.

Vos questions

Vaut-il mieux rogner ou arracher une souche ?

Ça dépend de ce que vous voulez faire de l’endroit. Pour replanter un arbre au même endroit ou construire des fondations, l’extraction peut se justifier. Pour une pelouse, un massif, une allée ou une place de stationnement, le rognage est presque toujours le bon choix : moins cher, plus propre, et sans trou à reboucher. On vous le dit honnêtement à la visite, selon votre projet.

Peut-on se garer sur une souche rognée ?

Oui, une fois le revêtement posé. La souche est descendue sous le niveau du sol, et la terre autour n’a pas bougé. Les copeaux et les racines restées en profondeur se décomposent lentement : un léger tassement reste possible juste au-dessus, sans commune mesure avec un trou rebouché. Dites-nous à la visite ce qui viendra dessus, gravier, dalle ou enrobé : la profondeur du rognage se choisit selon le projet.

Une souche qui gêne un projet, au Mans ou ailleurs en Sarthe ?

Le Mans, on y travaille depuis nos débuts, des jardins de centre-ville aux maisons de quartier : c’est notre ville. La visite et le devis sont gratuits : 02 43 78 18 67, ou passez par notre formulaire de contact.


Jonathan, élagueur en Sarthe depuis 2009. Qui sommes-nous ?

← Tous nos chantiers racontés · Voir la carte de nos interventions