À Parigné-l’Évêque, en campagne, une propriété avait laissé filer sa haie : elle partait dans tous les sens, jusque dans le champ de l’agriculteur derrière, et les ronces commençaient à gagner. Au-dessus de la maison, plusieurs arbres surplombaient le toit et les lignes. Les 2 et 5 octobre, on a repris la haie, nettoyé le massif et abattu ou démonté les arbres qui menaçaient la maison. La sécurité y a gagné, et la maison a retrouvé de la lumière, sur ses murs comme sur son toit.
Une haie qu’on ne pouvait pas laisser roncer
La haie avait été conduite il y a quelques années, puis plus taillée depuis au moins trois ans. Elle débordait chez le voisin et sur le champ de derrière, et les ronces s’y installaient. Ce coin-là, le client ne pouvait pas le laisser filer : la haie borde une petite mare qui sert aussi aux évacuations d’eaux usées de la maison. Une mare envahie de ronces, c’est une mare qu’on ne surveille plus, et ce n’est pas le genre d’endroit qu’on veut perdre de vue.
On a fait une taille de reprise, ce qu’on appelle un rabattage : ramener la haie à un volume qu’on peut de nouveau entretenir. Les anciens points de coupe étaient très sales, alors on a décidé de redescendre plus bas qu’eux. Plus bas aujourd’hui, c’est un entretien plus facile pour le client les années suivantes. Puis on a nettoyé tout le massif.

Chaque arbre, son geste
Sur ce terrain, il n’y avait pas un problème, il y en avait plusieurs, et chaque arbre avait le sien.
Un peuplier grisard, un grand arbre qui pousse vite, était lui aussi en surplomb. On l’a démonté à la nacelle, morceau par morceau, en contrôlant chaque coupe. Les saules, eux, s’étaient affalés, presque couchés sur le tas de bois : on les a débités, abattus pour certains, et nettoyés pour les autres, pour les éclaircir, enlever le bois mort qui s’accumulait à l’intérieur, et surtout libérer le passage du tracteur de l’agriculteur derrière.
Un laurier commençait à envahir le toit : il est parti lui aussi. Des sureaux poussaient presque dans les lignes, près d’un poteau, en surplomb de la clôture : on les a enlevés. Et le client avait quelques arbres morts : il nous a demandé de l’en débarrasser, ils ont suivi. Tant qu’on est sur place, autant en profiter : on évite au client un deuxième déplacement et une deuxième mise en place du chantier.

Le bois broyé sur place
Tout ce qu’on a coupé est passé au broyeur, sur place. On avait amené notre broyeur moyen, un 35 chevaux sur châssis routier qui avale des branches jusqu’à 20 centimètres, tracté sur le terrain par le Dingo, notre porte-outils sur chenilles. Avec l’expérience, on sait que le broyage sur site est ce qui revient le moins cher et ce qui sert le plus : pas de voyages en déchetterie, et des copeaux qui resservent à beaucoup de choses, en paillage au pied des massifs comme ailleurs. On en parle plus longuement dans notre article sur le broyage et les copeaux.


Ce que la maison y a gagné
D’abord la sécurité. Plus d’arbre au-dessus du toit, des lignes et des réseaux dégagés, une limite propre entre le terrain du client et celui qui le jouxte. Ensuite, la lumière, qui a beaucoup gagné sur tout le terrain.
Et un gain qu’on ne voit pas tout de suite : la maison elle-même. Aux endroits où les branches surplombaient, les murs et le toit commençaient à prendre l’humidité. Une maison qui ne voit plus le soleil sous les branches ne sèche plus. Libérés, la toiture et les murs vont pouvoir sécher à nouveau.
À retenir. Un arbre qui surplombe une maison ne pose pas seulement une question de chute : il garde le toit et les murs à l’ombre et à l’humidité. Le démonter ou le réduire, c’est aussi soigner la maison.
Combien coûte un chantier comme celui-ci ?
Un élagage démarre à partir de 159 € par arbre pour une petite taille, un abattage à partir de 269 €. Ce qui fait monter un chantier comme celui-là, c’est la hauteur, la nacelle, la proximité du toit et des lignes, et le nombre de gestes. Et c’est aussi là qu’on fait des économies : regrouper la haie, les arbres et le broyage sur le même chantier, c’est payer une seule fois le déplacement et la mise en place. Le chiffrage exact se fait sur place, gratuitement.
Vos questions
Pourquoi les murs d’une maison deviennent-ils humides sous les arbres ?
Parce qu’ils ne sèchent plus. Sous des branches qui surplombent, le soleil ne touche plus ni le toit ni le mur, l’eau de pluie goutte longtemps après l’averse, et les feuilles s’accumulent dans les gouttières. La mousse s’installe, l’humidité aussi. Réduire ou démonter l’arbre rend la lumière et l’air à la maison. On vous dit à la visite si un élagage suffit ou si l’arbre est mal placé.
Une haie non taillée depuis plusieurs années peut-elle être rattrapée ?
Oui, dans la plupart des cas, par un rabattage : on la ramène à un volume raisonnable en une fois, en coupant parfois plus bas que les anciennes coupes quand elles sont abîmées. La haie repart de là, et l’entretien redevient simple. C’est ce qu’on a fait ici, sur une haie laissée trois ans sans taille et déjà prise par les ronces.
Que deviennent les branches après le chantier ?
On les broie sur place quand c’est possible, comme ici. Le volume fond, on évite les allers-retours en déchetterie, et les copeaux font un excellent paillage pour les massifs ou le pied des haies, si vous souhaitez en garder. C’est en général ce qui revient le moins cher.
Des arbres trop près de la maison, à Parigné-l’Évêque ou ailleurs ?
Parigné-l’Évêque, c’est notre voisine : près de cinquante chantiers depuis 2011, dont, la même semaine, une haie de thuyas morte de soif rendue au potager, et le lendemain, trois jours de sécurisation dans un centre de soins resté ouvert. La visite et le devis sont gratuits : 02 43 78 18 67, ou passez par notre formulaire de contact.
Jonathan, élagueur en Sarthe depuis 2009. Qui sommes-nous ?
← Tous nos chantiers racontés · Élagueur à Parigné-l'Évêque · Voir la carte de nos interventions
Allô Jonathan